Ça marche comment un coeur?

Retour du cinéma où j’ai été voir Jack et la mécanique du cœur, un vrai petit bijou. jack-et-la-mecanique-du-coeur-05-02-2014-16-g Je ne vais pas ici vous raconter toute l’histoire mais j’ai rarement vu un film d’animation / comédie musicale aussi poétique et nous amenant dans un autre monde. Si on y ajoute une bande son extraordinaire par Dyonisos et des doublures voix telles que Cali, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Alain Bashung, Dani, Jean Rochefort, Rossy de Palma, Emilie Loizeau, cela donne un chef d’œuvre à ne pas manquer. L’histoire en deux mots : un petit garçon naît dans la journée la plus froide de l’histoire et son cœur gelé est remplacé par une horloge en bois. Mais il devra respecter trois règles impératives afin de rester en vie :

  1. ne pas toucher ses aiguilles
  2. maîtriser sa colère en toutes circonstances
  3. ne jamais, surtout JAMAIS tomber amoureux

à découvrir à tout âge

en bonus la bande annonce :

Quelle (belle) arnaque!

Je viens de tomber totalement par hasard sur l’arnacoeur.

imagesJ’avais entendu parler du film, je savais que Vanessa paradis et Romain Duris y avaient de beaux rôles mais je dois dire que je me suis délecté des « seconds rôles », joués à la perfection et apportant tout le sel du film.

L’idée de l’agence spécialisée dans le brisage de couple m’avait parue un peu bête lorsque le film est sorti et je n’y avais donc pas réellement prêté attention. Mais je dois dire que le trio composé de Romain Duris, Julie Ferrier et François Damiens est assez hilarant, et l’efficacité des ruses mises en place pour arriver à leurs fins est redoutable.

Finalement Paradis a un premier rôle qui n’en est pas un : son personnage est lisse, sans profondeur, on aurait pu mettre n’importe qui à sa place … alors que tous les autres rôles sont bien choisis.

On se doute de la fin dès les premières minutes, mais la façon dont on y arrive est très agréable, on passe un bon moment, et c’est ça l’essentiel non?

Il est vraiment une légende

New York, 2012.
L’humanité a été décimée à 90% par un virus qui était censé guérir le cancer mais qui en fait se révèle extrèmement mortel, et se transmet par contact ou par inhalation. Parmi les 10% restants, 98% se sont transformés en « créatures de la nuit », ils ont perdu leurs poils sont devenus ultra-violents et sont extrèmement sensibles à la lumière (ils en meurent). Le jour ils sont là, tapis dans l’ombre à ne rien faire et la nuit, ils partent en quête de nourriture. Ils vivent en groupe, ils sont redevenus des animaux.
Leur proie préférée : les quelques 2% d’humains survivants immunisés contre le virus, qui luttent pour leur survie.
Parmi eux, le Dr Neville erre dans Manhattan, désertée quelques trois ans auparavant lorsque le gouvernement a décidé de détruire tous les ponts qui la relient au continent pour en faire une zone de quarantaine (action vaine, le virus ayant déjà de puis longtemps traversé cette barrière naturelle). Manhattan redevenue un espace naturel, où les biches et le cerfs colonisent le terrain.
Neville est seul , enfin il est accompagné de sa fidèle Samantha, un chien qui l’accompagne partout, lorqu’il chasse les biches, lorqu’il recherche des spécimens de ces « creatures » pour tester sur eux un vaccin contre ce virus exterminateur…
Il erre dans ce Manhattan méconnaissable et sauvage, il essaie de garder une part d’humanité en se rendant tous les jours faire ses « courses », où une population de mannequins est là, derrière la caisse, dans les rayons, pour discuter avec lui, donner un semblant de vie sociale.
Il vit dans un monde sauvage où il faut se barricader la nuit contre les creatures, répandre de l’essence pour masquer ses odeurs, pour ne pas être suivi. Jusqu’au jour où ….
Un chef d’oeuvre, un de ces films qui ne vous laisse pas indifférent à la fois par le choc des images et le message qu’il nous délivre. Une fable humaniste qui nous fait nous interroger sur notre place au milieu de la nature : que sommes nous au milieu des autres espèces? Quelle légitimité avons nous comme « espèce dominante »?
Mais aussi des questions plus éthiques : jusqu’où pouvons nous aller dans la manipulation du vivant? Voulir guérir à tout prix doit-il se faire au détriment de la survie de l’espèce?
Au delà, j’ai aussi été scotché par le choc des images : le silence, les images tres belle, très esthétiques, de Manhattan délaissée par les humains et rendue à la Nature (ce qui, entre autres nous rappelle qu’elle reprend très vite ses droits dès qu’on la laisse tranquille).
Mais je terminerais par ce qui a été pour moi une révélation : Will Smith. Il avait jusqu’à présent prouvé son talent, en particulier dans de très bonnes comédies, mais il vient de gravir une marche énorme. Jouer un homme seul, porter sur ses seules épaules un film aussi grave et fort, c’est une vraie performance d’acteur. Il joue celà tout en finesse, il est très loin des clichés des super heros ou des survivants qui peuplent les légendes américaines.
Un chef d’oeuvre.